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REPLAY HISTORIQUE

ASM Clermont vs RC Toulon : Un tremplin vers l’histoire

Le 15 mai 2010, le stade Geoffroy-Guichard est en ébullition. Les XV alignés sont prestigieux avec un certain Pierre Mignoni à la mêlée pour le RCT, après six années passées à l’ASM. Alors que les Toulonnais ont directement validé leur ticket pour Saint-Etienne, les Clermontois sortent d’un quart contre le Racing « étriqué, difficile, avec un duel de buteurs », se souvient Aurélien Rougerie.

La semaine de préparation est « assez classique. On s’est mis dans une bulle parce que l’engouement est assez important. Si on se laisse bercer par les doux commentaires de commerces et bistrots, c’est plus compliqué », poursuit le trois-quarts auvergnat, se remémorant un souvenir de presque dix ans.

Aurélien Rougerie, joueur de l'ASM Clermont Auvergne de 1999-2018 (@pressesports)

Car cette demi-finale lui provoque une sensation unique. « On aurait perdu en finale, je me souviendrais quand même de ce match à couteaux tirés car il y a la course remarquable de Lovobalavu (à l’ultime seconde et repris juste avant l’en-but) et celle de Malzieu sur son essai à la 94e, après avoir fait des allers-retours pendant 1h30. » Le drop de Brock James de plus de 50 mètres – sur un nuage dixit son ex-coéquipier – est aussi entré dans la postérité, au même titre que l’essai de Zirakashvili pour sa dramaturgie… 

Malgré trois finales de rang perdues, les Jaunards sont « concentrés sur ce que l’on a à faire. C’est frappant. On continue à jouer notre jeu. On est sûr de certaines forces que l’on a (à l’image d’un paquet d’avants ultra-dominateur) et il n’y a pas beaucoup de place au doute, poursuit Rougerie. Ça nous a appris à ne pas paniquer et à prendre les choses correctement pour affronter les Catalans » en finale et soulever le Brennus pour la première fois. Et comme le centre clermontois le note si bien, « c’est tellement rare de se départager en prolongation » que ce Toulon-Clermont, ce ne sont pas 80 mais 100 minutes d’émotions qui font l’histoire du TOP 14.